Récits
Ping-Pong
il y a 1 an

Quand on donne libre cours à un fantasme...

- Merci. - De rien. - Depuis le temps que je rêvais d’en recevoir une ici ! Dans cette salle. Et comme ça. À la raquette. - Eh bien tu vois, c’est fait ! - C’est plein de souvenirs ici pour moi. Si tu savais tous les matches que j’y ai disputés. Les heures d’entraînement que j’y ai passées. Et toutes les fessées que j’ai rêvé d’y recevoir. Dix mille fois il m’en a menacée, monsieur Bertin. Devant tout le monde. Juste menacée. Mais alors là avec un air, mais un air ! Ça me mettait dans un état ! Et le soir, dans mon lit, j’imaginais qu’il le faisait vraiment. Avec tous les autres autour qui rigolaient tant qu’ils pouvaient. Tu crois qu’on a pu entendre dans les vestiaires à côté ? - Ça fait pas l’ombre d’un doute ! Ça te résonne d’une force là-dedans ! Et vu comment tu gueulais. En plus ! - Tant que ça ? C’est vrai ? - Impressionnant ! - Je me suis pas rendu compte. Oh, mais de toute façon, à cette heure-ci, il y a plus grand monde. - Ça bougeait quand même ! Il y avait des por...
La fessée de l'entraînement
il y a 1 an

Fessée de l'entraînement et mieux que mourir au combat

Je m’apprêtais à rentrer à la maison après ma journée de travail. Mais qu'est ce qui m'avait pris d'accepter ce genre de deal ? Avec mon époux en plus, non mais franchement..... J'aurais pu parier avec n'importe qui mais non. En même temps, vu le deal, non, il était le seul avec qui j'aurais pu parier. Je suis militaire du rang. Je suis mariée à un officier, avec lequel j'ai quelques années d'écart, ce qui implique une plus grande expérience du terrain de sa part. Il se trouve être également mon supérieur. Il y a des jours où, cela peut être sportif à la maison, vu nos caractères respectifs. Mais en général, tout se passe bien. Le deal dont je vous parlais plus haut ? C'est très simple, aujourd'hui nous étions en manœuvre. L'unité divisée en deux équipes, chacune ayant pour but de « descendre » l'autre. Le deal était que si je me faisais « descendre » par mon mari durant les manœuvres, j'aurais une fessée une fois rentrée à la maison. Étant quasi-certaine de gagner, j'ai parié. S...
Tout en douceur
il y a 1 an

Tout en douceur même si ça pique

Je rentrais du travail, ce matin là. Enfin, fin de matinée, il était passé onze heures. A l’époque, je travaillais en horaires décalés. Je travaillais 24h d’affilée et j’avais deux jours de repos après. La nuit était divisée en deux parties, de 20h à 02h et de 02h à 08h. Ce jour-là, j’étais réveillée depuis une heure du matin et un peu dans le jazz. Je suis rentrée à l’appartement et j’ai trouvé mon chéri à la cuisine. Ce genre de chose n’arrivait pas souvent, dieu sait qu’il n’était pas mauvais, quand il se donnait la peine. - Bonjour! Tu vas bien? lui ai-je demandé? - Bonjour ! a-t-il répondu un peu vivement, l'air légèrement contrarié.  Mieux maintenant que tu es rentrée et toi ? - Fatiguée, mais ça va. Pourquoi mieux ? - Tu as vu l’heure ? gronda-t-il. Tu quittes bien le travail à 09h15, non ? - Oui, mais je travaille avec Marine en ce moment, me justifiai-je. Tu es au courant pourtant. - Cela n’empêche pas de me prévenir, cela m’arrive d’oublier ! - J’ai besoin d’...
La fessée de Rolande (1892)
il y a 1 an

Autres temps, autres moeurs.

- Vous venez ? À l’écart, là-bas, sous la futaie. - Ça approche. Dans trois semaines ce sera fait. Le jour de mes vingt ans, je deviendrai Madame Dorlandier. - Et ça ne t’effraie pas ? - Un peu, si ! Mais enfin Charles est d’une telle délicatesse à mon égard. Il se montre si empressé, si attentif au moindre de mes désirs que j’aurais mauvaise grâce à redouter sérieusement quoi que ce soit. Non, si je devais nourrir une quelconque appréhension, ce serait celle de le décevoir, moi, de ne pas être pour lui l’épouse attentionnée et dévouée qu’il est en droit d’espérer… Un geai des bois s’est brusquement élancé d’un taillis dans un grand froissement d’ailes… - Vous avez vu ? À notre droite il est passé. D’après les Romains, c’est un bon présage. Excellent, même… - Vous vous rappelez les cours de latin au couvent avec sœur Cunégonde ? Ce qu’on pouvait se moquer d’elle quand on était sûres qu’elle ne nous voyait pas - Et sœur Pétronille au dortoir. Qui, à peine couchée, ronfla...
Une fessée "méritée"
il y a 1 an

Entre employée et patronne.

- Tu es venue. Mais ça, j’en aurais donné ma main à couper. Je commence à te connaître depuis le temps qu’on se côtoie, là-bas. Depuis le temps que je t’observe. Tu m’es devenue totalement transparente. Tu as hésité. Je suis sûre que tu as hésité. J’y vais ? J’y vais pas ? Que tu as fait semblant d’hésiter. Juste ce qu’il faut pour te faire croire que ce serait ta décision à toi. Mais en réalité, depuis le début, les dés étaient jetés. Parce qu’il suffit de se montrer péremptoire avec toi. Tranchante. Comme je l’ai été en te donnant rendez-vous ici. Et tu obtempères. Jamais tu n’oseras te dresser contre une volonté qui exige fermement de toi. C’est pas vrai peut-être ? Tu ne réponds pas, hein ! Qui ne dit mot… En attendant tu dois bien te demander ce que je te veux. - Oh, oui ! - Tu n’en as pas la moindre petite idée ? - Je ne sais pas. - Tu ne sais pas si tu en as une petite idée ? C’est tout toi, ça ! Bon, mais il y a combien de temps qu’on travaille ensemble ? Bientôt un an. Et,...
Mémoires d'une fesseuse (8)
il y a 1 an

L'attente... La douloureuse et délectable attente.

- Tu étais à la bourre ce matin. Elle n’a pas répondu. Elle a continué, imperturbable, à éplucher sa pomme. - Marie-Clémence, je te parle ! - Hein ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? - À quelle heure tu t’es levée ? - Je sais plus. Neuf heures. Quelque chose comme ça. - Et t’as séché les cours, j’parie ! - Si c’est pour arriver juste quand ça finit… - Bon, mais t’étais prévenue. Alors tu sais ce qui va se passer. - Oui. - Tiens ! Leurs numéros de téléphone. C’est toi qui vas les appeler. Elle m’a jeté un bref regard affolé. - Moi ! - Toi, oui ! - Mais je saurai jamais. - Bien sûr que si ! Tu vas les appeler tous les trois, à tour de rôle, et les inviter à venir assister à la mémorable fessée dont tu vas te voir gratifiée vendredi soir. Et tout de suite tu t’en occupes. Pas dans dix ans. Elle est allée s’enfermer, sans un mot, dans sa chambre. Elle n’en est ressortie que deux heures plus tard, la mine ravie. - Mais c’est qui, ces types ? Où tu les as trouvés ?...
La roulette russe pour la fessée 2
il y a 1 an

Les étudiants s’enflamment

Je suis à peine sorti de la chambre de Véro que je croise Béné dans le couloir : « A tout à l'heure. Tu te souviens que tu es la première à tirer ! » Béné me retourne : « S'il y a une justice, ce soir c'est le tour d'un garçon ! » A neuf heures me voici de retour chez Véro. Elle s'est vêtue d'un bas de survêt ample et d'un tee-shirt collant. Sur la table trônent les instruments du destin : dé, brosse et cravache. Béné nous rejoint. Jacques arrive enfin. Véro semble avoir retrouvé la forme : « Tout le monde est partant ? Douleur et humiliation au menu ! A toi l'honneur, Béné. » Béné se saisit du dé. Elle attend et laisse le calme s'installer. Ce soir elle porte un jean collant et un sweat-shirt qui cache les formes de sa poitrine. Nous la sentons agitée, à la fois inquiète et tentée de nous montrer qu'elle non plus ne reculera pas. Jacques décide de faire monter la pression : « Alors tu nous fais attendre, tu veux te faire désirer ! Après la blonde, la brune va-t-elle dévoil...
Bijoux
il y a 1 an

Quand vos antécédents finissent par vous rattraper...

Dessin de Dagy - Où sont mes bagues ? - Vos bagues, Madame ? Quelles bagues ? - Celles que j’avais posées là, dans la petite soucoupe, à l’entrée. - Je ne les ai pas vues. - Faites bien l’innocente ! Vous me les avez volées, hein, c’est ça ? - Moi ? - Vous, oui ! - Mais jamais de la vie ! - Bien sûr que si ! Ce qui va vous coûter cher. Parce que, si je ne m’abuse, vous avez déjà été condamnée pour des faits de même nature. À la prison. Avec sursis. - C’est une vieille histoire. - Pas si vieille que ça… - Je vous jure que je n’ai pas volé vos bagues. Je vous le jure. - Oui, oh, alors ça ! Qui a bu, boira. C’est bien connu. Et, de toute façon, je vous ai vue faire, de mes yeux vue. Par la petite fenêtre, là-bas. C’est d’ailleurs ce que je dirai aux enquêteurs. Sous la foi du serment. Parce que vous n’allez pas vous en tirer comme ça : je vais porter plainte. - Vous n'allez pas faire ça ! - Je vais me gêner. - Si je suis reconnue coupable, mon sursis va sauter. - Il fa...
La roulette russe pour la fessée
il y a 2 ans

Les étudiants jouent un drôle de jeu

L'ennui règne dans une résidence de grande école, en grande banlieue parisienne, loin de tout. Seules activités possibles : celles organisées par les élèves (et on en fait rapidement le tour) et les discussions sans fin dans les chambres. Ce soir là nous étions quatre dans la chambre de Véronique et la conversation était venue sur le terrain des paris et des risques. Jacques nous parlait d'un film (j'ai oublié lequel) avec une scène de roulette russe. Béné soutenait qu'il fallait être fou pour faire un truc pareil. Véro lui a répondu que c'était le résultat de l'ennui qui peut conduire à faire n'importe quoi, rien que pour se changer les idées, pour montrer que l'on existe, pour sentir un frisson. J'ai fait remarquer que coté ennui nous étions servis mais que nous n'avions pas de six coups. A cet instant la conversation a basculé du général au particulier et nous a entraînés vers une situation inédite. Véro : « C'est le principe qui compte. Prendre un risque. Faire un pari fou...
Mémoires d'une fesseuse (7)
il y a 2 ans

Photos...

- Tu peux pas t’asseoir, Marie-Clémence ? Tu me donnes le tournis. Ça faisait un quart d’heure qu’elle arpentait de long en large la cuisine. - Si ! Oui. Mais je voulais te demander… Les photos… Elle s’est agenouillée sur la chaise. - Quelles photos ? - Ben… De l’autre soir… - De ton derrière tout rouge ? Quand t’étais au coin ? - Voilà, oui. - Tu les veux, c’est ça ? Je t’en ferai une copie, c’est pas un problème. - Non, mais surtout… Ce que j’aimerais savoir… Tu… Tu les as montrées ? - Évidemment ! Quel intérêt sinon… T’as de ces questions ! - À qui ? - Tes copains à la fac… Elle a pris un air horrifié. - T’as pas fait ça ! - Ben si, pourquoi ? Fallait pas ? Ils étaient enchantés. Ils te découvraient sous un jour complètement nouveau. - Oui, oh, ben alors là, je remets pas les pieds là-bas, moi ! C’est hors de question. - Mais non, idiote, je les ai pas montrées. Mais je le ferai. Pas à eux. À d’autres. Tu perds rien pour attendre. - À qui ? - Tu connai...
Tout est perdu, fors l'honneur
il y a 2 ans

Défaite.

- Les nouvelles ne sont pas bonnes, Madame ! - C’est-à-dire ? Parle, Guillaume, je te l’ordonne ! - Elles sont même très mauvaises. - Monseigneur ? - Capturé. - Notre fils ? - Également. - Dieu soit loué : ils sont néanmoins sains et saufs. Nos troupes ? - Défaites. Avant ce soir l’ennemi sera ici. Si j’ai un conseil à donner à Madame… - Fuir ? Jamais ! 2- - La ville est entre leurs mains, Madame. - J’y vais. Ma place est là-bas. - Vous n’y songez pas ! On tue. On pille. On saccage. On viole. - Je m’interposerai. Je supplierai. Je convaincrai. - Ce serait pure folie. Vous exposeriez inconsidérément votre vie. - Peu m’importe désormais. - Vous ne sortiriez de toute façon pas du château. Il est cerné de toutes parts. 3- - Il y a là un émissaire du prince, Madame ! - Faites entrer… Un homme en armes qui salue. Qui s’incline. - Mon maître prie Madame d’accepter ses plus fervents hommages. - Laissons cela ! Où sont-ils, Monsieur ? Dites-le-moi ! Je vous en c...
Mémoires d'une fesseuse (6)
il y a 2 ans

De fessée en fessée...

[Le début de cette saga est ici](198703) C’est le sentiment d’une présence dans ma chambre qui m’a réveillée en sursaut, sur le coup de deux heures du matin. J’ai allumé. Marie-Clémence était toujours au coin. Là où je l’avais envoyée en début de soirée. Elle n’avait pas bougé. - Qu’est-ce tu fous là ? Va te coucher ! L’image d’Hélène, penchée à poil sur sa table, m’a effleurée. Est-ce qu’elle non plus n’avait pas bougé, attendant patiemment que je vienne la délivrer ? Peut-être. Sûrement même. On verrait ça. Plus tard. Et je me suis rendormie. À neuf heures, j’ai déjeuné. Je me suis douchée. Habillée. Ce n’est qu’ensuite, bien après, que je l’ai appelée. Ça a d’abord sonné sept ou huit fois dans le vide avant qu’elle ne finisse par décrocher. - Hélène ? - Oui. - Tu m’as désobéi. Tu n’es pas restée comme je te l’avais dit. - Ah, mais si ! Si ! Je t’assure. - Ah, oui ? Et comment t’as fait pour attraper ton téléphone alors ? Il était dans la cuisine. Il y a eu un...
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