17 mai, Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie.

Demain, c’est le 17 mai.
Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie.

Depuis 2004, cette date a été choisie car c’est le 17 mai 1990 que l’Organisation mondiale de la santé a officiellement retiré l’homosexualité de sa classification des maladies.

C’était hier, en fait.

Je suis née en 1980, dans un pays plutôt ouvert : la France.
Pourtant, il m’a fallu attendre 40 ans pour être enfin celle que je suis.

Avant mon coming out, j’étais homophobe et transphobe. Oui, c’est vrai. Comme beaucoup de mes consœurs et confrères LGBT.

Parce que j’avais intériorisé l’idée que j’étais déviante.
Ma culture catholique rigoriste, mon entourage, la société en général me poussaient à penser que c’était mal, que j’étais malade, et sans doute perdue.

Pourtant, une communauté se fichait de savoir si j’aimais les zizi ou les foufounes.
Une communauté se fichait de savoir si j’aimais porter une robe.

Cette communauté, c’était le BDSM.

C’est la communauté BDSM qui m’a permis, doucement, de commencer à exprimer ma féminité.
C’est aussi elle qui m’a empêchée de me foutre en l’air.

Simplement en m’acceptant.
Simplement en me laissant être celle que je suis.

Je suis une femme trans.
Et je suis une survivante.

Et je dois cette survie à la communauté BDSM.

Alors merci à toutes et tous.
Merci de m’accepter telle que je suis.
Merci de ne pas me juger.

Je suis loin d’être parfaite.
Mais vous, vous vous en fichez. Vous m’acceptez.

Ayons demain une pensée plus large pour toutes les personnes LGBT à travers le monde.

Ancienne militante, j’ai connu des femmes trans d’Amérique latine qui ont dû fuir leur pays pour venir se prostituer en France afin de survivre et de pouvoir payer leurs hormones.

Et quand une travailleuse du sexe sans papiers te dit : « J’en peux plus », moi, je me rappelle le luxe d’être en ALD.

J’ai connu aussi des hommes gays d’Afrique ayant trouvé refuge en France pour éviter d’être assassinés.

On les aide pour l’administratif…
Mais leurs yeux restent humides parce qu’en venant en France, ils ont abandonné toute leur vie derrière eux.

Et puis il y a la détresse des parents d’enfants trans.
Des enfants mis au ban de l’école, moqués par leurs camarades, devenus un “problème” pour l’administration scolaire.

Alors demain, pensons à toutes celles et ceux qui luttent simplement pour avoir le droit d’exister.
il y a 1 mois

Très beau témoignage.

Merci pour ce partage et cette confiance en nous confiant ton histoire.

Le parcours trans n'est pas un parcours de santé en France, pourtant c'est pas le plus compliqué. Ce qui montre la difficulté et les problèmes dans les autres pays.

Au centre LGBT à Tours, des hommes gays d'Afrique noire s'étaient, effectivement réfugiés en France parce que menacés de mort dans leurs pays.
En 2017, en Tchechenie, les personnes homosexuelles OU PRÉSUMÉES L'ÊTRE (c'est à dire sans aucune preuve) étaient kidnappées, séquestrées, torturées et assassinées.

Qui en a entendu parlé ?
Presque personne, les """"pd""""" c'est pas vendeur au 20 heures.
On parle des personnes homos, mais comme le souligne Marie, la transidentité n'est pas mieux vue.

Pire, à cause des sectes officialisées appelées """"religions"""" certains c🤬 croient que dans leurs bouquins les personnes trans ou homos sont des gens à brûler sur le bûcher.

Doit on rappeler que ces mêmes abrutis ont brûlé des gens pour avoir affirmé que la Terre était ronde ?
Certains sont même persuadés qu'un serpent a obligé une femme à bouffer une pomme !? 😳

Ça en dit long sur ces """"croyances""""

La première chose que le canard américain a faite en redevenant dict, heu président, c'est signer le décret qui interdit aux personnes trans de réaliser leurs parcours de changement.

Ignorer la souffrance des personnes trans en reniant leurs ressentis, c'est affirmer que la Nature est parfaite et qu'elle ne fait jamais d'erreurs.

Ben non bien sûr, on n'a jamais vu d'agneau à 8 pattes
https://share.google/JAHJOWi5IjkP43Wfs

De veau à 3 corps
https://share.google/JXKj9I9vHfZJWL8YM

Ou... de femme à 2 têtes
https://share.google/A99NzpEdPV7cviRXo

Non on est tous convaincus que la Nature est parfaite.
Et parfois des garçons naissent avec une vulve, des filles avec un penis.

Mais les gens s'arrêtent à ce qu'ils croient, à ce qu'ils voient.
Mais la nature humaine va au delà des croyances, au delà du visible.
Une fille qui est née avec une b*** est une violence absolue. Immonde. Comment avancer quand on ne peut pas être soi ?

Si on vous enfermait en prison sans raison, est-ce que ce serait juste ?
En reniant la transidentité on condamne injustement ces personnes à rester en prison dans un corps qui n'est pas adapté.

Les personnes trans, les vraies, pas les caricatures aux cheveux bleus qui pètent des paillettes et exigent...
Les femmes trans (les hommes aussi mais leur passing* est tel que bien souvent ils n'ont pas de problème d'ingration. En plus c'est mieux vu d'être un homme qu'une femme encore en 2026. L'être humain n'a pas fini d'être con) les femmes trans, donc, ne cherchent qu'à vivre de façon anonyme dans la foule. Être une femme parmi les gens, une femme parmi les femmes. Elles ne cherchent pas à être plus royaliste que la reine.

Juste Elles.

Alors si vous ne comprenez pas leur parcours, si pour vous ça semble ""anormal"", "" immoral"" merci de garder votre violence pour vous, Elles sont déjà bien servies de ce côté.

A défaut de compréhension, juste de l'indifférence.
Laissez les vivre leur vie qui par ailleurs, ne vous regarde pas.

Gros Bisous à toutes les personnes trans, homosexuelles, bi.... Noires vertes, roses, punks, invertébrées, à 6 orteils... et à toutes les autres.
😘😘😘😘

🏳️‍🌈🏳️‍⚧️

🏳️
il y a 1 mois

Comme je l'ai écrit sur Fetlife, le mieux c'est quand cette journée n'existera plus.

j'ai beaucoup apprécié lire tes mots.

-Oui, le parcours trans est autrement plus délicat que la "simple" homosexualité.
C'est un parcours qui implique la société dans le sens où il oblige à des démarches médicales, administratives et d'accepatation sociale.
C'est une vraie recherche de reconnaissance dont nos amis homo peuvent se passer et vivre leurs amours dans leur chambre à coucher. Ou ailleurs.
Je n'aurais jamais penser devoir croiser un jour une endo, un chirurgien, des juges, un procureur, un officier d'état civil et finalement tant d'autres personnes avec qui j'ai dû évoquer ma transidentité.
Pour des soins médicaux, une reconnaissance officielle (c'est important), une simple acceptation.
J'ai eu la chance d'intégrer un parcours d'analyste de données réservé aux femmes (en sous effectif). Financé par la région, l'organisme de formation a contacté la dite région pour leur dire qu'avec moi, c'est ok.
C'est plaisant mais on reste "un cas particulier". Ca oblige des gens à faire des démarches pour nous. Mais bon, fière d'avour été une femme trans au milieu de 10 femmes cis! Et le chouchou de la promo!
Un ami gay avec qui j'aimais me "bolosser" me disait souvent "Nous les homos contrairement à vous les trans, on a des droits!". Humour très gras certes mais avec une pointe de vérité.

-Oui, les femmes trans en ont marre d'être des stars! On ne représente absolument rien en terme de chiffres et pourtant on parle de nous partout.
Laissez nous être transparentes!
Laissez nous juste vivre un quotidien ordinaire.
Non, je ne chie pas de paillettes et ne pisse pas de nectar (Je vais faire des déçu-es...).
Et j'ai une gueule pas possible le matin au réveil!
Mon ALD? quelques centièmes de centimes d'€ dans vos cotisations!...parce que nous sommes si peu et toutes ne font pas de parcours médical officiel.
On en parle de celles qui préfèrent se prostituer pour leurs hormones et leur bottom sugery plutôt que d'aller voir un medecin avec leur carte vitale?

-Oui, les religions nous condamnent toutes!
Cependant, j'ai pu me lier d'amitié avec le curé de chez mes parents!
On a passé beaucoup de temps ensemble autour d'un café. A discuter d'accepation de toutes et tous.
Mon meilleur fait d'armes? Lui taper la bise à la sortie d'une messe! Devant des paroissien-es médusé-es.

Et puis restons sur une note très ironique : c'est en étant enfant de choeur que j'ai porté mes 1ères robes et c'est à l'armée que j'ai appris à me maquiller!
il y a 1 mois

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